De l'avion au train / P. Verzat donne sa vision de la crise / Discrimination syndicale…

Publié le 29 Avril 2020

Accélération du passage de l'avion au train à grande vitesse en Europe et en Chine

Source : UBS Evidence Lab

Cartographie par UBS Evidence Lab des routes aériennes intracommunautaires menacées par le TGV actuel et futur

Selon une étude de la banque suisse UBS, le Covid-19 pourrait accélérer le passage du transport aérien au transport ferroviaire dans l'UE et en Chine.

L'épidémie de Covid-19 montre aux pays industrialisés non seulement ce que signifie un air pur et comment y faire face sans voyager, mais aussi comment un environnement plus propre et des populations en meilleure santé permettent de mieux faire face aux maladies. Certains investissements (plus de 300 milliards de dollars) destinés à des projets visant à réduire les émissions de carbone peuvent être détournés pour soutenir les industries du transport et du voyage, mais nous ne pensons pas que le monde développé abandonnera son ambition de "zéro émission nette de carbone" d'ici 2050, ni que les consommateurs ne voudront plus optimiser l'utilisation de leur temps en effectuant de plus longs trajets en train.

L'accélération du passage de l'avion au train à grande vitesse (TGV) en Europe et en Chine semble inéluctable. Dans ce rapport, l'analyse montre comment les gouvernements pourraient poursuivre l'expansion du TGV (>100 milliards d'euros dans l'UE et >800 milliards de RMB en Chine), en générant une demande supplémentaire de nouveaux équipements pour accroître les vitesses et la densité. D'un autre côté, notre analyse suggère que cela pourrait ralentir la croissance du trafic aérien mondial à 4,6 % par an entre 2018 et 2018 : pas de croissance du trafic intra-européen, 6,1 % en Chine et 2,8 % aux États-Unis. Un tel scénario implique que les compagnies aériennes pourraient économiser jusqu'à 3,4 millions de tonnes de CO2 en réduisant la flotte en service de 96 unités par an.

Quels sont les sous-secteurs les plus et les moins touchés ? 12 secteurs, 40 entreprises
Sur la base de cette analyse, qui porte principalement sur l'Europe et la Chine, nous concluons qu'une croissance plus faible du trafic aérien intra-régional pourrait peser sur les volumes et les valorisations dans les secteurs de l'aérospatiale, des compagnies aériennes, des aéroports, des infrastructures et du pétrole. Une croissance plus rapide de la demande ferroviaire profiterait aux fabricants de matériel roulant, de signalisation, de commandes et de freins. Nous estimons que le marché européen du TGV pourrait atteindre 11 milliards d'euros en 2022 (3,5 x 2016), ce qui est bien supérieur aux 5,9 milliards d'euros prévus par l'UNIFE, l'organisme européen du secteur ferroviaire, et suggère un TCAC supérieur de 10 points à celui de l'UNIFE en 2020-30. Les secteurs les plus touchés chercheront probablement à trouver de nouveaux modèles commerciaux et à développer des produits et des infrastructures susceptibles d'accélérer la réduction des émissions de carbone.

La tolérance des voyageurs d'affaires à l'égard des longs trajets en train s'améliore
Les données d'une enquête menée par UBS Evidence Lab auprès de 1 000 personnes dans quatre pays européens et en Chine suggèrent que les voyageurs de loisirs toléreraient 5 à 6 heures de train, et les voyageurs d'affaires de l'UE jusqu'à quatre heures, alors que le consensus général est de 2 à 3 heures. En Chine, le TGV a retiré plus de voyageurs des routes que des compagnies aériennes, mais cela pourrait changer. Le service et la fréquence sont les principaux moteurs de la demande de trajets plus longs en train, et tous deux peuvent être améliorés par l'introduction de la concurrence entre les opérateurs.

Pierre Verzat, président de Syntec-Ingénierie, donne sa vision de la crise :

Concernant les sociétés d’Ingénierie à l’instant T :

  • Toutes sont concernées par le chômage partiel. A l’échelle globale, cela concerne plus de la moitié des équipes.
  • Moins de 10% de l’activité d’ingénierie sur les chantiers persiste

Concernant la sortie de crise pour les sociétés d’ingénierie :

  • Ralentissement des appels d’offre et des permis de construire publics
    •  Même avec un rattrapage en sortie de crise, la sortie de la crise sera progressive : les marchés qui ne sortent pas aujourd’hui auront un impact sur le travail à moyen terme dans toutes les entreprises.
    • Pour le secteur public, le secteur de l’ingénierie sera porté par les grands chantiers : Notre-Dame et les JO.

Peut-on en conclure que Notre-Dame veille sur le secteur de l’ingénierie ? La confiance transporte le monde…

Nous pensons aujourd’hui à l’ensemble de nos collègues en situation précaire.

La peur des représailles, première cause de non-adhésion à un syndicat

La 12 e édition du baromètre sur les discriminations au travail du Défenseur des droits et de l'Organisation du travail se penche sur la question syndicale. « L'impression de ne pas être entendu par la direction » et « la peur des représailles » expliquent, le plus souvent, l'absence d'engagement syndical.

Lire la suite sur le site Les Echos

Sélection culturelle

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Rédigé par CFDT SYSTRA

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