Salaires 2018 : grosse alerte sur les primes de résultats !

Publié le 31 Janvier 2018

Une nouvelle réunion de négociations s’est déroulée hier entre la Direction et les organisations syndicales, concernant les augmentations de 2018. La Direction propose aux syndicats un marché de dupes :

  • Soit 1% d’augmentation au 1er avril, avec effet rétroactif au 1er janvier 2018 ;
  • Soit 1,3% d’augmentation au 1er avril, sans effet rétroactif au 1er janvier 2018. Cela équivaudrait à 0,975% d’augmentation sur 2018.

De qui se moque-t-on ? Entre la peste et le choléra, ce sont les salariés qui trinquent !

Pour être tout à fait complet, la Direction propose des augmentations minimales garanties de 40€ brut pour les salaires < 2 700€ brut et de 30€ brut pour les salaires compris entre 2 700 et 2 800€ brut. Enfin, elle allouerait généreusement une augmentation négligeable de la prime pour la médaille du travail… ce qui concernerait 10 personnes en 2017 ! Quelle générosité !

Et comme si la Direction estimait ne pas pousser le bouchon assez loin avec de telles propositions, elle a osé annoncer pire hier matin : la Direction envisagerait de pondérer la prime d’objectif (part variable) d’avril en fonction du pourcentage d’atteinte du budget 2017 de SYSTRA ! Un coup de rabot qui pourrait aller jusqu’à 50% et donc diviser nos primes par 2 !

Alors que la région France a dépassé son budget en 2017, alors que les déboires financiers du Groupe SYSTRA sont liés aux choix de gestion du Directoire, alors que les salariés vont subir des open-space XXL, alors que l’intéressement et les augmentations seront historiquement bas, la Direction voudrait en plus raboter les primes de résultats. C’est non seulement inacceptable, mais c’est surtout mesquin. Car cette prime vise à reconnaitre l’investissement des salariés dans l’atteinte de leurs objectifs. Pour la Direction, il serait donc possible de raboter les primes des salariés, et impossible de plafonner celles de nos dirigeants comme le proposait la CFDT !

La CFDT ne trahira pas les salariés et restera fidèle à ses idées et ne signera pas un tel accord. Avec l’accumulation de tels arbitrages, on commence sérieusement à douter et à se demander quel est l’objectif final de la Direction. Y’a-t-il un pilote dans le train ??

Rédigé par CFDT SYSTRA

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C
Si les 1,3% proposés sans effet rétroactif donnent effectivement pour 2018 0,975% seulement, il ne faut pas perdre de vue qu'une augmentation est acquise pour les années futures. Ainsi, pour un salaire mensuel de 3000€ en 2017 (36000€ annuel en 2017) :
- avec une augmentation de 1,3%, le mensuel passerait à 3039€, soit un nouveau salaire annuel de 36468€. Pour 2018, le cumulé sur l'année serait de 36351€.
- avec une augmentation de 1%, le mensuel passerait à 3030€, soit un nouveau salaire annuel de 36360€ (qui serait également le cumulé sur 2018 du fait de la rétroactivité).

Il est dès lors évident que l'option à 1,3% sans rétroactivité est plus intéressante puisque le salaire de base est supérieur, et l'écart sur 2018 est minime (9€ cumulés sur 2018 dans l'exemple ci-dessus).

Cette rapide réflexion n'ôte rien au caractère honteux des propositions soumises...
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C
Merci pour cette contribution. Effectivement sur le plan mathématique tout ceci est exact, 1,3% (même non rétroactif) est plus avantageux sur la durée. Mais pour la CFDT le débat est ailleurs. Même à 1,3% nous ne signerions pas cet accord. La Direction rabote sans cesse les acquis des salariés (rétroactivité au 1er janvier, conditions de déplacement l'an dernier, maintenant peut-être les parts variables en avril). Cela suffit ! Nous dénonçons le marché de dupe de la Direction, qui devant un semblant de négociation presse en réalité toujours plus les salariés de SYSTRA.