Vœux 2018 : la soirée comme si vous y étiez !

Publié le 9 Janvier 2018

Ce soir, SYSTRA organisait sa traditionnelle cérémonie des vœux à l’occasion de la nouvelle année. Pour les absents, ou les collègues de province et de l’étranger, la CFDT vous propose un récit comme si vous y étiez !

Cette année, le carton d’invitation mentionnait, outre les vœux du Directoire et du Conseil de Surveillance, ceux du Directeur France. C’est une nouveauté… dont on a compris l’intérêt… pour le Directoire ! Quand vous avez des mauvaises nouvelles à annoncer, prenez un adjoint pour le faire ! C’est ainsi que dès ses premiers mots, notre « Directeur Général Adjoint France » (étrange dénomination pour une société qui juridiquement n’a pas de Directeur général…) a plombé l’ambiance en annonçant une soirée sous la forme d’un afterwork, sans alcool, avec une fermeture des portes à 21h pétantes, et en n’omettant pas d’indiquer les sorties de secours ! Assurément, les afterwork branchés de la capitale ont de meilleurs GO ! Après cette mise en bouche, notre Directeur France pouvait poursuivre, assez peu à l’aise, avec une rétrospective de l’année écoulée : la fin des grands projets de LGV, la mutation de nos activités vers des plus petits projets, les tensions économiques et la rigueur budgétaire. Bref, ne surtout pas se réjouir de la performance de la région France qui a bien résisté en 2017 et fait mieux que son budget, car tout cela se fait dans un contexte de décroissance, avec pour 2018 des perspectives d’optimisation, de rationalisation, de réaménagement (comprendre compression) du Farman et de déménagement à Saint Denis. Et s’il restait encore un peu d’espoir à certains, le montant de l’intéressement annoncé à 600 € par personne finira par couper les pattes des plus optimistes de l’assistance… Bref, un discours austère, à l’enthousiasme peu communicatif ! Le sale boulot était fait… il devenait alors possible de commencer la cérémonie des vœux.

Et c’est le Président du Directoire qui s’y est collé. Les mauvaises nouvelles ayant été annoncées, il devenait possible de faire un peu d’humour, de mentionner les belles réalisations à l’international, ou de se réjouir de figurer dans le TOP3 des ingénieries mondiales. Mais, chassez le naturel il revient au galop : les « je », « moi », « me » sont comme chaque fois de sortie ! Tant est si bien qu’on ne comprend plus bien, quand il est fait mention de « LA référence mondiale des métros », si l’on parle de SYSTRA ou de son Président ! Il nous assure « avoir la pêche »… Pas sûr que nous l’ayons. Pour finir, le Président tente de l’humour en faisant allusion à notre tract de décembre et qualifie de « fake news » le fait que SYSTRA emprunte chaque mois pour payer nos salaires… avant d’indiquer que SYSTRA avait bien recours à l’escompte de ses créances clients auprès des banques ! Pas sûr que la tentative de réchauffer l’ambiance ait fait mouche.

Mais la lumière est finalement arrivée par nos actionnaires. Catherine GUILLOUARD, Présidente de la RATP nommée en août dernier, a commencé par un discours traditionnel, en rappelant la forte croissance de SYSTRA au cours des 5 dernières années. Elle a également appelé à regarder la concurrence avec vigilance (en mentionnant notamment le récent rachat d’ATKINS par SNC LAVALIN) ou à prendre le temps, pour SYSTRA, de consolider et digérer les nombreuses acquisitions réalisées ces dernières années. Mais très vite, la nouvelle Présidente adopte un discours qu’elle assume comme cash : « on n’est pas là que pour boire un coup ». Et d’asséner que « 2017 n’a pas été une bonne année pour les actionnaires, puisque SYSTRA perdra de l’argent et ne reversera pas de dividendes ». En bonne professeur, elle fait ensuite la leçon : « la maîtrise des frais de structure et la gestion de la trésorerie seront les clés de 2018 ». Elle finit enfin en soulignant que « les hommes et les femmes sont la principale richesse d’une société d’ingénierie comme SYSTRA », et que la gestion RH doit permettre de maintenir les compétences et les talents dans la situation financière compliquée que nous connaissons. Les applaudissements chaleureux qui s’en suivent montre que ce discours « cash » a conquis.

C’est enfin au Président de la SNCF, Guillaume Pepy, de conclure les traditionnels discours. Lui qui avait séché la cérémonie des vœux l’an dernier, mentionne d’abord l’alignement total des 2 actionnaires RATP/SNCF sur SYSTRA. Il évoque d’abord « le gros temps » qu’a connu SYSTRA en 2017 et le « pilotage renforcé » qui a été mis en place par les actionnaires en fin d’année. Cette mise sous tutelle est présentée comme révolue, et la SNCF renouvelle sa confiance aux équipes. Guillaume Pépy insiste ensuite sur la nécessaire qualité des prestations délivrées à nos clients, ou encore sur la culture financière qui reste à développer chez SYSTRA, et l’importance de l’innovation et du digital. On a connu Guillaume Pépy plus en verve. Peut-être que le rendez-vous de la veille, au Ministère des transports, l’a monopolisé ces derniers temps et empêcher de mieux roder son discours de ce soir.

Après les discours est venu le temps de la musique et du buffet. Cette année, 2 groupes de salariés de SYSTRA ont pris en charge l’animation musicale. Assurément, ils n’ont pas ménagé leur peine. Mais leurs efforts et leur belle prestation, n’ont pas vraiment permis de réchauffer l’ambiance comme cela avait pu être le cas l’an dernier. Dans un restaurant d’entreprise au froid polaire, les verres d’eau et de jus d’orange se heurtent devant des buffets repas plutôt dégarnis. Très vite les premiers départs, bien avant l’heure fatidique de 21h. Non, décidemment, 2017 ne restera pas dans les annales.

Vœux 2018 : la soirée comme si vous y étiez !

Rédigé par CFDT SYSTRA

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