Publié le 15 Avril 2020

 

Appel "à travailler plus après le confinement", Laurent Berger s'indigne et le numéro 1 du MEDEF rétropédale

 

Dimanche 12 avril 2020 sur France 2, Laurent Berger a jugé « indignes » et « indécents » les appels du Medef et du gouvernement à travailler plus pour compenser les effets néfastes du confinement sur l’économie.

 

Laurent Berger a évoqué la situation actuelle : "les travailleurs, comme tout le monde, sont en train de payer le coût de cette crise. Ce n’est pas à eux de payer ensuite. Puisqu’on veut parler de la suite, on ferait mieux de parler de protocole de déconfinement, de la façon dont on va déconfiner, y compris dans les entreprises".

 

Depuis, sous la pression des syndicats, le patron du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, a « rétropédalé ». "L’idée était de travailler plus pour gagner plus, pas de travailler plus pour gagner moins", s'est justifié le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux. Aujourd'hui, le débat est clos.


 

Laurent Berger avait qualifié les propos du MEDEF de "polémique indigne" et d'une "grosse erreur". Pour lui, "ce qui est en question, ce n’est pas simplement la question économique, même si elle est primordiale et elle me préoccupe beaucoup, c’est aussi la question de la cohésion sociale".

Un brin d’humour

 

 

 

Informations Pratiques

Sélection culturelle
  • Le Louvre : La Petite Galerie
  • Giverny : Un petit détour en Normandie dans les pas de Claude Monet
  • La Cinémathèque française lance Henri sa plateforme en ligne de films rares
Et si vous vous formiez ?
  • Le ministère du Travail a décidé que toute personne en activité partielle peut désormais en bénéficier, à l'exception des apprentis ou des adultes en contrats de professionnalisation, et pour tout type de formation l'exception de celles qui sont obligatoires.
    • Les derniers chiffres, en constante évolution, évoquent 8, 7 millions des salariés au chômage partiel. Les entreprises peuvent se faire rembourser 100 % des formations pour leurs salariés pendant leur période d'activité partielle par simple demande auprès des Direccte. A compter de ce mardi, les entreprises peuvent se faire financer à 100 % des formations dispensées à leurs salariés en activité partielle.

La Carte du Covid 19 Johns Hopkins

 

 

 

 

 

Carte interactive de la pandémie

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Restez à la Maison ! Portez-vous bien. Confiance et Résilience. 

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Rédigé par CFDT SYSTRA

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Publié le 9 Avril 2020

Afin de répondre à l’urgence de la situation sanitaire actuelle, le gouvernement a mis en place une procédure de chômage partiel simplifié (également appelé chômage technique) pour protéger au mieux les salariés et les entreprises touchées par l’épidémie de Coronavirus.

Selon les dernières estimations, le chômage partiel dû au Covid-19 affecterait plus de 5 millions de salariés. Ce chiffre est voué à augmenter dans les prochains jours.

En cette période de fort ralentissement économique, l’objectif est de limiter au maximum les licenciements dus au Covid-19 pour les salariés contraints de réduire ou de cesser leur activité.

L’accord de branche SYNTEC du 16 octobre 2013 prévoit une indemnisation plus importante pour chaque heure chômée.
L'assiette de l'indemnisation horaire conventionnelle complémentaire est la rémunération brute servant d'assiette au calcul de l'indemnité de congés payés, sur la base de la durée légale du travail applicable dans l'entreprise ou, lorsqu'elle est inférieure, la durée stipulée au contrat de travail.
La garantie de salaire est la suivante :

En cas de chômage partiel, l’entreprise serait chargée de verser votre rémunération durant cette période de chômage partiel avant de se faire rembourser une partie.

En théorie, l’indemnité perçue par le salarié au titre du chômage partiel équivaut à 70% du salaire brut, soit autour de 84% du salaire net.

En cas d’avis par le CSE pour la mise en place du chômage partiel, la CFDT demande que la direction SYSTRA maintienne 100% du salaire pour le personnel mis en chômage partiel.

Pour rappel, la mesure gouvernementale concerne la procédure de chômage partiel. Le salarié n'a aucune démarche à faire, c’est l’entreprise qui doit verser le montant en fin de mois et procéder aux démarches administratives.

Par ailleurs, l’entreprise percevra le remboursement des indemnités chômage partiel.

Le gouvernement a annoncé qu'un décret, qui n'a pas encore été publié, devrait réformer le dispositif de chômage partiel actuel. L'objectif étant de rembourser aux entreprises 100% de l'indemnité versée aux salariés dans la limite de 4.5 Smic (6.845,49€ brut).

 

On ne peut pas cumuler chômage technique total et télétravail.

Si vous avez été placé en chômage technique en raison du Covid-19 à la suite d’une cessation d’activité, l’entreprise ne peut pas vous obliger à télétravailler. Cela s’apparenterait à du travail illégal.

Le fait d’obliger les salariés à télétravailler alors qu’ils ont été placés en chômage technique est puni de 2 ans d’emprisonnement et de 30.000 euros d’amende (article 441-6 du Code pénal).

Il existe un simulateur  permettant aux salariés d'entreprise (hors SYSTRA) qui ne compensent pas la baisse de rémunération de calculer la perte de salaire.

RAPPEL DES MESURES SOCIALES COVID-19 - SYSTRA :

 

 

 

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Rédigé par CFDT SYSTRA

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Publié le 8 Avril 2020

Pour votre information, veuillez trouver ci-dessous la déclaration de la CFDT SYSTRA lue lors du CSE du mercredi 8 avril 2020.

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La CFDT SYSTRA consciente de ses responsabilités au vu de la crise sanitaire actuelle pense avant tout à la santé des collaborateurs SYSTRA et de leur famille. La préoccupation de la CFDT SYSTRA est de préserver, outre la santé de chaque salarié, l’emploi et les conditions de travail qui peuvent être très précaires selon les situations personnelles des uns et des autres. Nous pensons en particulier aux femmes seules avec enfants…
 
Au niveau national, la CFDT constate que certains employeurs cherchent à tirer parti des dispositifs actuels offerts par le gouvernement au dépend des salariés. La CFDT Systra sera attentive à la mise en œuvre dans l’entreprise de ces dispositifs, le cas échéant, et à leur impact sur les salariés.
 
* la CFDT SYSTRA déplore les communications à géométrie variable selon les BUs, et demande qu’une communication claire et uniforme soit directement adressée à l’ensemble des collaborateurs (RTT imposés, annulation des congés en avril, alimentation du CET, imputations code Covid…)
* Concernant le paiement différé des bonus, la Direction doit informer les salariés de la possibilité de faire une demande (motivée) de dérogation pour pouvoir toucher leur prime sans délais, en cas de difficulté financière
* La CFDT demande le maintien des rémunération à 100% en cas de chômage partiel, le complément de 16% devant être à la charge de l’entreprise
 
La CFDT SYSTRA reste persuadée que la Direction saura faire preuve de discernement et repoussera les considérations purement économiques derrière la seule priorité qui vaille : les femmes et les hommes qui sont la première richesse de SYSTRA.
 
La CFDT SYSTRA reste vigilante et demande à la Direction de faire confiance (celle qui transporte le monde…) aux salariés et à leurs représentants en faisant preuve de plus de transparence. En particulier, nous demandons que la communication de la Direction soit plus directe et moins à géométrie variable. Nous regrettons certaines communication « marketing » (sur les réseaux sociaux, par exemple). Nous souhaitons une communication plus sobre : la réalité est bien plus précaire pour beaucoup d’entre nous.
 
Nous n’oublions pas les salariés expatriés qui pour certains peuvent légitimement se sentir totalement abandonnés.
 
Et enfin nous demandons le respect de toute la représentation syndicale, en particulier au moment des annonces de la Direction.

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Nous restons vigilants et attentifs aux propositions de la Direction. Nous ne manquerons pas de vous tenir informer. N’hésitez pas à solliciter vos élus CFDT.

Confiance et Résilience.

CFDT SYSTRA.

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Rédigé par CFDT SYSTRA

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Publié le 6 Avril 2020

 

 

 


La CFDT SYSTRA a décidé d'aider le personnel soignant de l’hôpital Jacques Cartier de Massy (91) pendant l'épidémie de COVID.

Alors faites comme nous, soutenez le personnel soignant :

soutien-au-personnel-soignant-de-lhopital-prive-jacques-cartier-de-massy-91

Jacques Cartier est un hôpital privé, mais ses équipes soignantes sont au front avec abnégation comme les autres, ils soignent tout le monde sans se poser de question. Soutenons les !

C'est quasi les larmes aux yeux que je vous écris ce soir. 
Nous vivons une situation dramatique. L’hôpital s'est métamorphosé en un champs de bataille. 50 lits de réa ont été créés. Les SAMU s'enchainent jour et nuit.  Tout le personnel est mobilisé hormis le bloc et la stérilisation qui restent en réserve. Ces derniers ont un maintien de salaire intégrale, pas de chômage partiel. 

Certains horaires ont été modifiés, sans en modifier la durée, certains emplois ont changés ponctuellement ,mais nous avons besoin de ce que j'appelle " les petites mains" qui nous sont d'une grande aide.  Il n'y a pas de postes inutiles. Aucun salarié ne peut rester confinée pour l'instant. 
Des formations accélérées d'infirmiers volontaires en réanimation sont en cours. Tous les salariés jouent le jeu car sinon ce serait impossible. Des salariées pleurent. L'angoisse, la peur et l'avenir..... Nous n'en sommes qu'au début. Des soignants sont déjà atteints avec symptômes et on contaminés leurs proches!

Des chambres d’hôtels et taxis sont à la disposition des salariés qui le souhaitent, des VTC aussi. Une aide psychologique téléphonique est mise en place et la psychologue de l’hôpital passe voir les équipes. La coach sportive de réadaptation cardiaque (service fermé) a proposé spontanément de nous aider et cela fait plaisir aux équipes. Ils apprécient de se changer les idées. Des écoles et crèches de la mairie sont ouvertes pour les enfants de soignants. Malheureusement, elles ferment à 16h.

Comme la plus part de nos confrères, les masques sont une denrée rare et sources d'angoisse. 1 masque opératoire/personne et pour 12h!!! (hors réanimations qui ont des FFP2 mais le stock est petit et part vite). Le groupe envisage des masques en tissus pour les déplacements des soignants (pas les soins).

Rien, ne ressemble à notre passé. Je veille toutefois au temps de repos. Mais quel repos? Comment et qui peut absorber psychologiquement tout ce qui arrive et rentrer tranquillement à la maison?

Syndicalement, je vais demander dès la semaine prochaine, une prime renouvelable pour que les salariés n'est pas en plus, l'angoisse de fins de mois difficiles. On verra plus tard pour les augmentations. La priorité n'est pas là, pas maintenant, impossible. Les conditions de travail et le bien être des salariés sont primordiales.

Si vous pouvez nous aider, ce serait avec plaisir, j'ai quelques pistes:
• Via les médias, via vos réseaux d'entreprise, vous pourriez peut être nous aider en lançant des appel aux dons, à la solidarité? 
* On a besoin de tubes de crèmes hydratantes car nos mains sont très abimées avec les lavages des mains en permanence,

* De repas améliorés et/ou petit déjeuner/diner cela nous ferait du bien psychologiquement, 
* Peut être aussi des appels à des applications sportives ou yoga ou détente  mise gratuitement à disposition des soignants. Nous avons besoin de nous évader sinon on ne tiendra pas.

 

 

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Rédigé par CFDT SYSTRA

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