Publié le 10 Mars 2021

Rédigé par CFDT SYSTRA

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Publié le 8 Mars 2021

Rédigé par CFDT SYSTRA

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Publié le 27 Juillet 2020

Notre accord d'intéressement d'une durée de 3 ans arrivant à échéance en 2020, la Direction et les Organisations Syndicales ont initié un processus de renégociation.

Après 5 réunions de négociations, la Direction et les Organisations Syndicales semblent ne pas parvenir à un accord.

La Direction souhaite modifier la formule de calcul et surtout déclencher l'intéressement en se basant le résultat net. La CFDT s'y oppose catégoriquement car le RN (Résultat Net) est un indicateur financier qui peut être en contradiction avec l'état de santé de l'entreprise.

La Direction souhaite se baser sur des objectifs (CA, EBIT, ...) que nous les salariés nous ne maitrisons pas. Si les objectifs n'étaient pas atteints, les interrogations suivantes pourraient légitimement se poser : 

  • Est-ce notre performance individuelle ou collective qui est insuffisante ?
  • Est-ce nos dirigeants qui fixent des objectifs bien trop hauts, quasi inatteignables ?

 

 

Dans les faits, la proposition de la Direction correspond à un manque d'attractivité de l'intéressement malgré les efforts redoublés des salariés pour combler la double conséquence de la COVID et de la nouvelle organisation SYSTRA.
Cet effondrement successif de l’intéressement a été dénoncé sans relâche par la CFDT et par les salariés de SYSTRA eux-mêmes qui se sont mobilisés à 2 reprises en quelques années pour manifester leur mécontentement ! Mais la Direction est restée sourde, droit dans ses bottines… et la baisse de l’intéressement est venue contribuer à la perte d’attractivité de SYSTRA :  des démissions et un turn over qui s’envolent…

Or, le Ministère du Travail vient de publier fin août-2018 une étude très intéressante et complète sur le sujet. Elle montre qu’année après année, le montant moyen d'intéressement perçu progresse pour atteindre désormais 2 369 € par salarié.
C’est 4 fois plus que chez SYSTRA !!! C’est un chiffre extrêmement proche du salaire moyen chez SYSTRA… que la CFDT avait demandé comme référence pour le montant de l’intéressement

Pour rappel, la CFDT a toujours voulu que l'intéressement soit synonyme de motivation et que la formule de calcul soit la plus simple possible. Nous pensons qu'elle se doit d'être parlante pour les salariés et en rapport avec leur quotidien ce qui n'est pas le cas de la proposition de la Direction basée sur des objectifs de CA.

Nous voulons que l'intéressement récompense en effet l'implication et la productivité des salariés chacun à son niveau dans l'entreprise.

Cet intéressement permettrait à Systra de garder ses ressources et d'être plus attractive quant aux prochaines campagnes de recrutement ou l'objectif est bien d'attirer des nouvelles compétences essentielles à l'accomplissement des nouveaux projets qui se profilent pour Systra.

La CFDT rappelle que la gouvernance de toute entreprise de la taille et des ambitions de Systra inclut à part égale la satisfaction de ses clients, de ses actionnaires et de ses salariés.

Sur cette base, la CFDT a fait une proposition d'une répartition équitable entre les actionnaires, l'entreprise et les salariés (1/3, 1/3, 1/3).

La CFDT ne signera pas un accord défavorable aux intérêts des salariés SYSTRA dans les conditions actuelles imposées par la direction.

 

 

 

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Rédigé par CFDT SYSTRA

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Publié le 5 Juin 2020

Rédigé par CFDT SYSTRA

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Publié le 5 Juin 2020

TRIBUNE. « Vous voulez changer l’entreprise de demain ? Chiche ! »

Placer l’environnement au cœur de la reprise économique ? Après l’appel des grands patrons, « L’Obs » publie la réponse d’une quarantaine d’administrateurs salariés CFDT.

La  CFDT SYSTRA s'engage pour des entreprises responsables, des emplois de qualité

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Publié le 1 Mai 2020

En cette journée du 1er mai, l'ensemble de l'équipe CFDT vous souhaite une bonne fête du travail !

 

 

Laurent Berger invité de France Info ce matin

 

Invité à 8h30 sur France Info, à l'occasion de la fête du travail, le numéro 1 de la CFDT appelle à une meilleure reconnaissance du travail et des travailleurs. " Le travail n'est pas un coût…"

Il a aussi présenté les conclusions de l'enquête de la CFDT, réalisée mi-avril, en partenariat avec l'institut de sondage Kantar, à télécharger ci-dessous :

 

Depuis le début de la crise du COVID 19, la CFDT s’est mobilisée pour être aux côtés des travailleurs et de ses adhérents. Le nombre de questions et témoignages reçus sur la boite covid19@cfdt.fr (2 700 mails reçus et traités en 1 mois et demi), et le nombre de vues sur la FAQ dédiée au Coronavirus (plus de 1,2 million de vues), nous ont donné un aperçu de la diversité des situations, de l’ampleur des questions et des inquiétudes soulevées par cette crise. Pour en savoir plus, la CFDT a décidé de lancer une enquête auprès de salariés français, pour recueillir leur perception de l’impact de la crise sur leur situation professionnelle, et leur vision de l’avenir.

Citation

 

"Telle est la morale que Mermoz et d'autres nous ont enseignée. La grandeur d'un métier est peut-être, avant tout, d'unir des hommes : il n'est qu'un luxe véritable, et c'est celui des relations humaines.
En travaillant pour les seuls biens matériels, nous bâtissons nous-mêmes notre prison. Nous nous enfermons solitaires, avec notre monnaie de cendre qui ne procure rien qui vaille de vivre."

 

Antoine de Saint-Exupéry. Terre des hommes (1939)

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Rédigé par CFDT SYSTRA

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Publié le 29 Avril 2020

Accélération du passage de l'avion au train à grande vitesse en Europe et en Chine

Source : UBS Evidence Lab

Cartographie par UBS Evidence Lab des routes aériennes intracommunautaires menacées par le TGV actuel et futur

Selon une étude de la banque suisse UBS, le Covid-19 pourrait accélérer le passage du transport aérien au transport ferroviaire dans l'UE et en Chine.

L'épidémie de Covid-19 montre aux pays industrialisés non seulement ce que signifie un air pur et comment y faire face sans voyager, mais aussi comment un environnement plus propre et des populations en meilleure santé permettent de mieux faire face aux maladies. Certains investissements (plus de 300 milliards de dollars) destinés à des projets visant à réduire les émissions de carbone peuvent être détournés pour soutenir les industries du transport et du voyage, mais nous ne pensons pas que le monde développé abandonnera son ambition de "zéro émission nette de carbone" d'ici 2050, ni que les consommateurs ne voudront plus optimiser l'utilisation de leur temps en effectuant de plus longs trajets en train.

L'accélération du passage de l'avion au train à grande vitesse (TGV) en Europe et en Chine semble inéluctable. Dans ce rapport, l'analyse montre comment les gouvernements pourraient poursuivre l'expansion du TGV (>100 milliards d'euros dans l'UE et >800 milliards de RMB en Chine), en générant une demande supplémentaire de nouveaux équipements pour accroître les vitesses et la densité. D'un autre côté, notre analyse suggère que cela pourrait ralentir la croissance du trafic aérien mondial à 4,6 % par an entre 2018 et 2018 : pas de croissance du trafic intra-européen, 6,1 % en Chine et 2,8 % aux États-Unis. Un tel scénario implique que les compagnies aériennes pourraient économiser jusqu'à 3,4 millions de tonnes de CO2 en réduisant la flotte en service de 96 unités par an.

Quels sont les sous-secteurs les plus et les moins touchés ? 12 secteurs, 40 entreprises
Sur la base de cette analyse, qui porte principalement sur l'Europe et la Chine, nous concluons qu'une croissance plus faible du trafic aérien intra-régional pourrait peser sur les volumes et les valorisations dans les secteurs de l'aérospatiale, des compagnies aériennes, des aéroports, des infrastructures et du pétrole. Une croissance plus rapide de la demande ferroviaire profiterait aux fabricants de matériel roulant, de signalisation, de commandes et de freins. Nous estimons que le marché européen du TGV pourrait atteindre 11 milliards d'euros en 2022 (3,5 x 2016), ce qui est bien supérieur aux 5,9 milliards d'euros prévus par l'UNIFE, l'organisme européen du secteur ferroviaire, et suggère un TCAC supérieur de 10 points à celui de l'UNIFE en 2020-30. Les secteurs les plus touchés chercheront probablement à trouver de nouveaux modèles commerciaux et à développer des produits et des infrastructures susceptibles d'accélérer la réduction des émissions de carbone.

La tolérance des voyageurs d'affaires à l'égard des longs trajets en train s'améliore
Les données d'une enquête menée par UBS Evidence Lab auprès de 1 000 personnes dans quatre pays européens et en Chine suggèrent que les voyageurs de loisirs toléreraient 5 à 6 heures de train, et les voyageurs d'affaires de l'UE jusqu'à quatre heures, alors que le consensus général est de 2 à 3 heures. En Chine, le TGV a retiré plus de voyageurs des routes que des compagnies aériennes, mais cela pourrait changer. Le service et la fréquence sont les principaux moteurs de la demande de trajets plus longs en train, et tous deux peuvent être améliorés par l'introduction de la concurrence entre les opérateurs.

Pierre Verzat, président de Syntec-Ingénierie, donne sa vision de la crise :

Concernant les sociétés d’Ingénierie à l’instant T :

  • Toutes sont concernées par le chômage partiel. A l’échelle globale, cela concerne plus de la moitié des équipes.
  • Moins de 10% de l’activité d’ingénierie sur les chantiers persiste

Concernant la sortie de crise pour les sociétés d’ingénierie :

  • Ralentissement des appels d’offre et des permis de construire publics
    •  Même avec un rattrapage en sortie de crise, la sortie de la crise sera progressive : les marchés qui ne sortent pas aujourd’hui auront un impact sur le travail à moyen terme dans toutes les entreprises.
    • Pour le secteur public, le secteur de l’ingénierie sera porté par les grands chantiers : Notre-Dame et les JO.

Peut-on en conclure que Notre-Dame veille sur le secteur de l’ingénierie ? La confiance transporte le monde…

Nous pensons aujourd’hui à l’ensemble de nos collègues en situation précaire.

La peur des représailles, première cause de non-adhésion à un syndicat

La 12 e édition du baromètre sur les discriminations au travail du Défenseur des droits et de l'Organisation du travail se penche sur la question syndicale. « L'impression de ne pas être entendu par la direction » et « la peur des représailles » expliquent, le plus souvent, l'absence d'engagement syndical.

Lire la suite sur le site Les Echos

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Publié le 27 Avril 2020

"La CFDT ne veut pas une reprise d'activité à tout crin" avertit Laurent Berger

Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger prévient le gouvernement :  "La CFDT ne veut pas une reprise d'activité à tout crin, peu importe les conditions, a prévenu le patron de la centrale syndicale. La CFDT dit qu'il faut sécuriser la santé et la sécurité des travailleurs."

A partir du 11 mai 2020, le N°1 de la CFDT affirme "il n'est pas illogique que l'activité reprenne, dans un certain nombre de cas quand c'est assuré". Mais cette reprise est conditionnée par un dialogue social garant du succès du déconfinement.

Laurent Brun, secrétaire général de la CGT-Cheminots, a affirmé vendredi 24 avril 2020, que les agents de la SNCF pourraient refuser le travail faute de mesures sanitaires suffisantes pour les protéger. Pour la CFDT, "l'idée n'est pas de commencer à brandir des menaces de ne pas faire fonctionner les services publics de transport, mais c'est d'abord de s'assurer que les moyens de protection des travailleurs sont réunis", a souligné Laurent Berger. "Là où ça ne sera pas suffisant, la CFDT n'a aucun état d'âme à dire qu'on ne peut pas reprendre l'activité", lorsqu'il n'y a "pas d'effort de l'entreprise", a-t-il ajouté.

Soutien de la CFDT SYSTRA au personnel de l'hôpital Jacques Cartier, suite…sans faim !

 

La CFDT SYSTRA avait lancé il y a trois semaines une cagnotte pour apporter notre soutien, au personnel (soignants et non soignants) de l’hôpital Jacques Cartier.

La somme recueillie (250€) a permis d'écrire un mot simple en chocolat dans une corbeille de gourmandises :

« Merci Beaucoup ».

En retour nous avons reçu le message suivant :

"Merci à vous et à vos collègues pour votre soutien. Il a encore plus de sens en nous montrant que la solidarité va plus loin que les opinions syndicales.
C’est en effet un moment irréel et compliqué pour tous. Les soignants sont en première ligne. C’est long et difficile moralement comme physiquement. Des soutiens d’entreprise, de particuliers et comme le votre permettent d’offrir un rayon de soleil au personnel hospitalier et l’envie de continuer.
Chacun contribue à sa façon et en fonction de ses moyens. L’essentiel est de se rappeler le sens de l’humanité et la bonté de chaque homme."

Covid-19 : La CFDT obtient un déplafonnement temporaire des titres restaurant

Deux semaines après son courrier aux ministres du Travail et de l’Economie et des Finances, demandant un assouplissement temporaire du plafond journalier des titres restaurant durant la période de confinement, la CFDT a obtenu gain de cause sur le déplafonnement de l’utilisation des titres-restaurants.

Le gouvernement a répondu favorablement à la demande de la CFDT : Le plafond journalier d'utilisation des titres restaurant pour des achats dans les supermarchés, commerces de proximité et repas hebdomadaires a été modifié à 95 euros, une fois par semaine, contre 19 euros par jour actuellement.

De même, "une mesure similaire sera prise pour le paiement dans les restaurants" quand ils rouvriront, annonce l'Etat. Pour la CFDT, cette mesure "ne devra pas aller au-delà du 31 août 2020".  

Durant la crise sanitaire, « les salariés bénéficiaires de titres restaurant, qui travaillent ou télé-travaillent continuent d’en bénéficier. Or, les restaurants sont fermés et les conditions de confinement contraignent la majorité des gens à faire leurs courses alimentaires rarement plus d’une fois par semaine », rappelle Laurent Berger dans son courrier. Cependant, les titres restaurants restent soumis à un plafond de 95 euros maximum par semaine (soit le plafond maximum autorisé de 19 euros par jour sur cinq jours). C’est pourquoi face à une situation exceptionnelle, la CFDT souhaite un assouplissement temporaire du plafond journalier des titres restaurant dans les supérettes, épiceries, grandes et moyennes surfaces qui concentrent pendant cette période l'essentiel de l'utilisation des titres restaurant dû au fait de la fermeture des restaurants et du confinement.
Pour autant, « cette mesure exceptionnelle ne devra en aucun cas être prolongée au-delà de la période de confinement et ne viser que les produits pour lesquels les titres restaurant sont destinés à permettre des achats dans les commerces alimentaires durant la semaine de travail », insiste le secrétaire général de la CFDT.

Un brin d'humour...

A l’approche du 1er Mai, un brin de sourire…

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Publié le 24 Avril 2020

BULLE de SAGESSE pour un weekend confiné…et serein

 

Alors que l'eau de Venise redevient claire comme une perle de printemps, nous pensons à tous nos ami(e)s et collègues et nous rêvons à nos retrouvailles…avec la vie en miroir.

 

Mentre l'acqua di Venezia torna chiara come una perla di primavera, pensiamo a tutti i nostri amici e colleghi e sogniamo il nostro ricongiungimento... con la vita allo specchio.

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Que vous lisiez ce billet ce week-end ou lundi matin, prenez cette bulle de sagesse et serrez la très fort, elle vous accompagnera longtemps….

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Publié le 24 Avril 2020

Communication de votre augmentation et de votre prime

A ce jour, plusieurs salariés SYSTRA SA n’ont toujours pas reçu de courrier précisant leur augmentation et le montant de leur prime variable. En temps normal, il est de coutume que ce courrier soit remis par le manager en main propre.

La CFDT SYSTRA a interrogé la DRH-France qui nous a répondu :

  • Cette semaine (S17) : Phase d’information des salariés par leur manager

Depuis la fin de semaine dernière, les Managers sont en mesure d’appeler leurs collaborateurs pour les informer de leur augmentation et de leur prime de résultat

  • Semaine prochaine : Phase de versement des augmentations

Chaque salarié pourra retrouver de façon réelle l’impact de leur augmentation sur leur bulletin de salaire en fin de mois (comme d’habitude)

  • Semaine du 4 mai : Phase de transmission des courriers dans les coffres forts digitaux

Les courriers de notification (Augmentation et Prime) seront déposés dans les « Coffres forts digitaux » de chaque salariés début Mai.

 

Il y aura un traitement particulier, à la main, pour adresser ces courriers par mail aux personnes qui ont expressément refusé la digitalisation (on parle de quelques personnes)

 

Normalement, tous les managers et tous les RH ont reçu cette information et devraient être en capacité de la communiquer à leurs équipes.

 

« Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? »  Solidarité à géométrie variable

 

La Direction a demandé aux salariés de SYSTRA de faire des efforts durant cette période difficile, à savoir :

  • poser des RTT en restant confinés chez eux,
  • décaler le payement de la prime annelle et de l’intéressement, et
  • se mettre en activité partielle pour certain nombre d’entre eux.

Alors que la Direction en appelle à la solidarité, les salariés peuvent légitimement s’interroger :

  • Quels sont les efforts que les dirigeants et hauts salaires envisagent de faire, pour cette année, en termes de réduction des rémunérations, primes et parties variables ?

A cette question la Direction SYSTRA demeure très discrète…

Pour les aider dans leurs réflexions, rappelons quelques exemples à suivre :

  • Nouvelle-Zélande, Bulgarie, Autriche… Des ministres baissent leur salaire par solidarité
  • De nombreux chefs d'entreprises ont décidé de baisser leurs salaires, en pleine épidémie de coronavirus.
    • Sébastien Bazin, patron du groupe hôtelier Accor, réduit le sien de 25% pendant la durée de la crise sanitaire, ainsi que celui des membres du conseil d'administration.
    • Florent Ménégaux, patron de Michelin, fait la même chose, tout comme
    • Sophie Bellon, la patronne de Sodexo, qui renonce à la moitié de son salaire  
    • Au Royaume-Uni, plus de trente grandes entreprises, dont Rolls Royce ou British Telecom, viennent de prendre cette décision.
    • En Italie, le patron de Fiat, idem.
    • Aux États-Unis, les pontes de Disney, des hôtels Marriott et de Boeing…dito.

 

Anne répond : « Je ne vois rien que le soleil qui poudroie, et l’herbe qui verdoie. »

 

La médecine du travail dans le contexte de la crise sanitaire

 

La visite d’information et de prévention ainsi que l’examen d’aptitude et la visite intermédiaire devant avoir lieu entre le 12 mars et le 31 août peuvent être repoussés jusqu’au 31 décembre 2020, sauf exception ou appréciation contraire du médecin du travail, prévoit un décret du 8 avril 2020.

Les reports et les exceptions

Le médecin du travail peut reporter, au plus tard jusqu’au 31 décembre 2020, la date de réalisation des visites et des examens médicaux suivants, dont l’échéance est comprise entre le 12 mars et le 31 août 2020 :

  • la visite d’information et de prévention initiale
  • le renouvellement de la visite d’information et de prévention
  • le renouvellement de l’examen d’aptitude et de la visite intermédiaire pour les salariés bénéficiant d’un suivi individuel renforcé

Toutefois, sont exclus de cette possibilité de report de visites et/ou d’examens :

  • la visite d’information et de prévention initiale pour les travailleurs handicapés, les travailleurs mineurs, les travailleurs qui déclarent être titulaires d’une pension d’invalidité, les femmes enceintes, venant d’accoucher ou allaitantes, les travailleurs de nuit et les travailleurs exposés à des champs électromagnétiques affectés à des postes pour lesquels les valeurs limites d’exposition fixées à l’article R. 4453 3 du Code du travail sont dépassées;
  • l’examen médical d’aptitude initial pour les salariés bénéficiant d’un suivi individuel renforcé
  • le renouvellement de l’examen d’aptitude pour les travailleurs exposés à des rayons ionisants classés en catégorie A
  • ou sauf appréciation contraire du médecin, aucune visite ni aucun examen précité ne peuvent être reportés ou ne pas être organisés lorsque le médecin du travail estime indispensable de respecter l’échéance normale, au regard des informations dont il dispose concernant l’état de santé du salarié, ainsi que des risques liés à son poste de travail ou à ses conditions de travail.

 

Cas de la visite de reprise (ou pré-reprise)

En principe, le travailleur bénéficie d’un examen de reprise du travail par le médecin du travail après un congé de maternité, une absence pour cause de maladie professionnelle ou après une absence d’au moins trente jours pour cause d’accident du travail, de maladie ou d’accident non professionnel, dans un délai de huit jours suivant la reprise effective du travail (C. trav., art. R. 4624- 31; C. rur., art. R. 717-17-1).

Par dérogation, le médecin du travail n’est pas tenu d’organiser la visite de pré-reprise lorsque la reprise du travail doit intervenir avant le 31 août 2020. Le décret prévoit que le médecin du travail :

  • organise l’examen avant la reprise effective du travail lorsque concerne les travailleurs handicapés, les travailleurs mineurs, les travailleurs qui déclarent être titulaires d’une pension d’invalidité, les femmes enceintes, venant d’accoucher ou allaitantes, et les travailleurs de nuit;
  • peut reporter l’examen, sans que ce report ne fasse obstacle à la reprise du travail, sauf s’il porte une appréciation contraire, dans la limite d’un mois suivant la reprise du travail pour les travailleurs faisant l’objet d’un suivi individuel renforcé et dans la limite de trois mois suivant la reprise du travail pour les autres travailleurs.

 

Information du report

Lorsqu'une visite médicale est reportée en application du décret, le médecin du travail en informe l’employeur et le travailleur, en leur communiquant la date à laquelle la visite est reprogrammée. Dans le cas où le médecin du travail ne dispose pas des coordonnées du travailleur, il invite l’employeur à communiquer à ce dernier ces informations.

De même, lorsque la visite de pré-reprise n’est pas organisée, le médecin du travail en informe la personne qui l’a sollicitée.

Prescription d’arrêt et test de dépistage

Un décret à paraître doit déterminer les conditions dans lesquelles le médecin du travail est exceptionnellement autorisé à prescrire et renouveler un arrêt de travail, ainsi qu’à procéder à des tests de dépistage du Covid-19, en application de l’ordonnance n° 2020-386 du 1er avril 2020 aménageant les modalités d’exercice des missions des services de santé au travail. Par ailleurs, un arrêté des ministres chargés de la Santé et du Travail définira le protocole de dépistage.

 

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