Risques psycho-sociaux : ouvertures des négociations

Publié le 3 Septembre 2013

Risques psycho-sociaux : ouvertures des négociations

C’est un combat de longue date de la CFDT SYSTRA ! Après avoir bataillé de nombreux mois, nous avions enfin obtenu de la Direction qu’elle accepte d’engager des négociations sur la prévention des risques psycho-sociaux (RPS) (cf. notre article du 18 avril 2013). C’est donc aujourd’hui que s’ouvrent officiellement ces négociations, ce dont la CFDT SYSTRA se réjouit ! Nous attendons désormais de la Direction qu’elle s’engage pleinement et clairement dans le sens d’une obligation de résultat : assurer le bien-être de l’ensemble des salariés de SYSTRA au travail, qu’ils soient basés au siège, en agence, en mission, sur base travaux, à l’étranger, etc. et leur apporter les meilleures conditions de travail possible.

Ce début des négociations est l’occasion, pour la CFDT, de présenter sa position sur le sujet et de formuler ses propositions. Un accord d’entreprise sur la prévention des RPS doit permettre de :

  1. Etablir un diagnostic exhaustif de la situation actuelle au sein de l’entreprise : identifier les salariés en situation de souffrance ou d’isolement, les services dans lesquels la situation est tendue, les équipes qui subissent un stress trop important, etc. Ce diagnostic passe par le lancement d’une grande enquête anonyme auprès de l’ensemble des salariés.
  2. Mettre en place les actions curatives qui permettront de palier sans délais aux situations anormales mises en évidence par le diagnostic.
  3. Définir des méthodes et actions de prévention de façon à instaurer un climat durablement serein dans l’ensemble de l’entreprise.
  4. Fixer aux managers des objectifs en matière de prévention des risques psycho-sociaux vis-à-vis des équipes qu’ils encadrent. Ces objectifs doivent être clairement identifiés lors des entretiens annuels des managers, au même titre que les objectifs de chiffre d’affaires ou de marge qui leur sont confiés.
  5. Définir et suivre des indicateurs adaptés pour mesurer l’évolution de la situation dans l’entreprise. Ces indicateurs peuvent s’appuyer sur des données déjà recensées par la Direction : arrêts maladies, turn-over, etc. Mais il s’agit également de mettre en place des indicateurs ad hoc. La mise en place du nouvel ERP « SPOT » peut être l’opportunité que chaque salarié indique ses heures réellement effectuées, au-delà des seules « 8 heures théoriques quotidiennes ». Le formulaire d’entretien annuel (EED) peut être complété pour permettre aux salariés de s’exprimer librement sur leur situation de stress. Une échelle permettant de mesurer le bien-être peut également être jointe aux formulaires d’EED, fournissant ainsi des données précieuses pour diagnostiquer les situations de risques.
  6. Mettre en place une cellule d’écoute disponible en permanence (y compris pour les salariés en mission) et qui permette à chaque salarié en situation de souffrance de signaler sa situation en toute confidentialité et sans crainte, avec la possibilité d’être épaulé et conseillé.
  7. Définir un calendrier précis pour la mise en œuvre de chacune des actions listées ci-dessus.
  8. Mettre en place une instance de suivi de l’ensemble de ces actions associant la Direction, la médecine du travail, les représentants du personnel (notamment le CHSCT), ainsi que des représentants de chacune des organisations syndicales. Cette instance doit être dotée de moyens adéquats (heures de délégation, moyens de communication, fréquence des réunions, etc.)

Pour la CFDT, la prévention des RPS et le bien-être des salariés de SYSTRA au travail est une priorité. Nous abordons donc ces négociations avec l’objectif résolu d’aboutir à un accord, tout en restant fermes sur les propositions concrètes que nous formulons.

Risques psycho-sociaux : ouvertures des négociations

Rédigé par CFDT SYSTRA

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